Musée imaginaire ~ Végétal

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(retour de l’école buissonnière)

[3e volet de mon musée imaginaire : le végétal]

Ce thème omniprésent en art (comme  l’est d’ailleurs celui de l’animal) est d’une richesse inouïe, nous rappelant par là-même la présence constante de la nature dans nos petites vies d’humains policés, et cela depuis toujours.

Emile Gallé (fondateur de l’école de Nancy, pionnier de l’Art nouveau, passionné de botanique, à la fois verrier, ébéniste et céramiste) a écrit une très jolie phrase sur notre rapport au végétal :

Nos racines sont au fond des bois, parmi les mousses, autour des sources.

Tout silencieux qu’il est, le végétal porte en lui le secret de notre vraie nature. Laissons-le nous inspirer et nous émerveiller 🙂

L’infinité des motifs végétaux m’a toujours enchantée. Mais pour dire les choses très concrètement, ce sont les artistes et les œuvres dont je vais parler ci-dessous qui m’ont donné envie de dessiner et m’ont insufflé l’énergie nécessaire pour m’y mettre toute seule (les cours, malheureusement, ça me saoule).

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Fantaisie égyptienne

Ce récipient en faïence imite un chapiteau de colonne (élément architectural).  En Egypte, plusieurs motifs végétaux ornent les grandes colonnes des temples : le lotus, le palmier, la fleur de papyrus et le bouton de fleur de papyrus. Cette boîte semble ornée d’un mélange de plusieurs motifs. Ses dimensions : environ 9 x 9 cm. On sait qu’elle a été utilisée (dépôt de produit à l’intérieur) mais les spécialistes ne sont pas catégoriques sur sa fonction (récipient pour produits de beauté ou récipient pour produits utilisés lors de rituels ?). Je trouve cette petite boîte absolument magnifique ! Je veux la même 🙂

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Forêts luxuriantes du Douanier Rousseau

Henri Rousseau se met tardivement à la peinture. Ses principales sources d’inspiration : les livres illustrés et les jardins botaniques (dont le jardin des Plantes de Paris). Ses œuvres font de lui un célèbre représentant de l’art naïf.

L’art naïf est un mouvement pictural qui ne respecte pas les règles de la perspective. Très schématiquement : ce qui est plus loin n’est pas plus petit, n’est pas moins précis, et n’est pas moins coloré. De plus, les couleurs sont principalement utilisées en aplats. André Malraux parlera des peintres naïfs avec beaucoup d’amour, en les comparant à des « jardiniers miraculeux » aux « mains éblouies ». Ci-dessous, Le Rêve date de 1910. Il représente une femme nue écoutant un joueur de flûte, dans un décor luxuriant. Plus bas, il s’agit des Flamands roses : un tableau moins célèbre, moins farfelu et plus réaliste, mais tout aussi enchanteur, où le motif végétal est également roi. Réalisation : 1907.

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Henri Rousseau est actuellement à l’honneur au musée d’Orsay, et cela jusqu’au 17 juillet (des infos ici) ! De plus, je trouve cela assez réjouissant pour qu’on en parle, en parallèle, les dessins et les textes de 16 détenus, sur le thème du Douanier Rousseau, sont également exposés au musée d’Orsay ! Les détenus concernés ont découvert l’exposition grâce à une permission de sortie, à partir de quoi sont nés les résultats de ce joli projet artistique. Pour en savoir plus, c’est ici !

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Feux d’artifice de Séraphine de Senlis

Séraphine est une artiste marginale du début du XXe siècle. Ses métiers : bergère, puis femme de ménage. De condition modeste, elle dépensait ses petites économies dans le matériel nécessaire pour peindre. Dévorée par le besoin vital de créer, elle peignait la nuit à la lueur des bougies. Pas le moins du monde préoccupée par les silhouettes humaines ou animales, elle s’est entièrement consacrée aux motifs de fleurs et de feuilles. Détail amusant et touchant : plus les années passaient, plus la taille de ses toiles prenait de l’ampleur. Ses tableaux sont chatoyants, audacieux, et rayonnent de l’intérieur !

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La psychanalyste Françoise Cloarec, touchée par la personnalité et la vie de Séraphine, en a fait un livre sobre, intimiste et touchant : ici.

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L’hymne à la nature des habitants de la vallée de l’Omo

La vallée de l’Omo, en Ethiopie, abrite des peuplades en totale harmonie avec la nature. L’un de leurs passe-temps favoris consiste à faire de leurs corps de véritables oeuvres d’art à partir d’éléments végétaux variés : fleurs, brindilles, graines, fruits, herbe, écorce… On ne parle pas beaucoup de ces peuples, et c’est tant mieux. Ils sont fragiles et le tourisme peut les tuer.

Hans Silvester, photographe écologiste, sensible à la beauté de la nature (il a aussi photographié les chevaux de Camargue et les chats des îles grecques) en a fait des clichés splendides et plusieurs livres, dont le magnifique Habits de la nature aux éditions de la Martinière…

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Qi Baishi

Peintre chinois, autodidacte et amoureux de sa région natale, Qi Baishi a longtemps vécu chichement, mais il aura passé sa vie à s’amuser grâce à sa passion pour le dessin et la peinture. Observateur assidu, il a réalisé de nombreuses peintures où les insectes et les végétaux ont le rôle principal. Il existe un bouquin extraordinaire sur Qi Baishi (ici), qui répertorie nombre de ses œuvres, mais qui permet aussi de lire le propre récit de l’artiste sur l’existence qu’il a menée, de son enfance jusqu’à ses vieux jours.

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Le flower power de Diego Rivera

Les fleurs, et les arums en particulier, sont un thème récurrent des tableaux de Diego Rivera (conjoint de Frida Kahlo). Confection de bouquets, marché aux fleurs, femme nue aux arums… : la fleur est un élément graphique central, volontairement envahissant, de l’œuvre du mexicain.

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Dessins épurés de Ellsworth Kelly

Les dessins botaniques de Ellsworth Kelly sont d’une beauté folle ! L’artiste a toujours eu la main verte et son travail artistique sur le végétal, très minimaliste, l’a aidé à entrer dans l’univers de l’art abstrait. Il dessinera ainsi, par exemple, des feuilles de bananier, des nénuphars, des lys, des tiges de haricots, ou encore des pois de senteur (deuxième dessin). Quelle délicatesse et quelle précision !

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A l’issue d’une exposition au Centre Pompidou en 2002, un livre est sorti qui met en résonnance les dessins de Kelly et ceux de Matisse : ici.

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Musée imaginaire ~ le noir !

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(ravissante création de Yusuke Yonezu)

[2e volet de mon musée imaginaire : la couleur noire]

Pour les amoureux du beau, le noir est une couleur comme les autres. Et si certaines personnes fuient la couleur noire, d’autres aiment la fréquenter, s’en imprégner, s’en délecter car ils y trouvent un fort potentiel sensuel, subtil, expressif. La preuve par l’image 🙂

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Tendres gravures de Werner Berg

En matière d’art, ce n’est pas la performance technique qui suscite chez moi des émotions, mais la capacité de l’artiste à exprimer une sensibilité spécifique et à partager un univers distinct. J’ai découvert les gravures de Werner Berg (1904-1981) grâce à Pinterest et j’en suis tombée amoureuse. Il est difficile de trouver des articles en français sur cet artiste (qui était également peintre). Le Petit jardin dans la neige est une de ses premières xylographies (impression à partir de gravure sur bois). La deuxième gravure s’appelle La Promenade.

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L’œil acéré de Honoré Daumier

Honoré Daumier (1808-1879) a toujours eu mon affection : talent de dessinateur, capacité à raconter une histoire avec une simple illustration, esprit sarcastique. J’aime particulièrement ce dessin, parce que j’ai le sentiment que le caricaturiste y parle de lui, de ses préoccupations artistiques : à travers la petite vieille qui ne se priverait pas d’alléger, de son balai, la robe enneigée d’une bourgeoise (« Ma belle dame, faut-y vous donner un coup d’balai ? »), on croit voir Daumier qui, de son oeil et de son crayon, fouille dans tout ce que le quotidien lui offre pour nourrir son inspiration. On est, en somme, entre la mise en abyme et l’allégorie.

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Les animaux de Ohara Koson

L’estampe japonaise ne se réduit pas à Hokusai et Hiroshige. Ohara Koson (1877-1945), peintre japonais, s’est spécialisé dans la représentation de fleurs et d’animaux (les oiseaux en particulier). Son œuvre prolifique et talentueuse est assez bien résumée dans un livre intitulé Le Monde animalier. Il a tout observé : singes, hérons, corbeaux, renards, canards, carpes, abeilles, lucioles… Ci-dessous, deux poules d’eau parmi les roseaux.

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Felix Vallotton (1865-1925)

Je ne suis pas spécialement sensible aux peintures de Vallotton, mais j’aime beaucoup ses gravures. Le noir y devient une véritable matière, à la fois vampirisante et révélatrice.

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L’univers de Jacques Tardi

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai découvert, à l’adolescence, grâce à l’émission Metropolis de Arte, le travail d’illustration de Jacques Tardi pour Voyage au bout de la nuit (Louis-Ferdinand Céline). Ces dessins, souvent durs, parfois carrément trash ou morbides, sont d’une sombre mais grande beauté. La première édition parût en 1988. En 2006, les éditions Futuropolis ont réédité l’ouvrage en conservant soigneusement l’élégante maquette pensée par Tardi, et en donnant un coup de jeune à la couverture et au papier.

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Voici ce que Tardi a pu dire de son travail pour Voyage au bout de la nuit :

« Quelques fois, je me dis que j’aurais mieux fait de faire de la randonnée pédestre dans le Périgord, plutôt que d’illustrer le vieux, vu qu’il est terriblement gênant… Mais c’est oublier le plaisir et l’enthousiasme que j’ai éprouvé à faire ce travail. Et je l’ai fait pour deux raisons : la qualité littéraire mondialement reconnue, dont il n’est même pas question de débattre, et aussi parce que ce texte me fournissait matière à des images. »

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Le Prince noir de Paul Klee

J’ai découvert ce tableau à l’adolescence. Cette oeuvre contient beaucoup d’obscurité mais aussi une lumière qui perce, qui irradie de l’intérieur. Elle est actuellement exposée au centre Pompidou, à l’occasion d’une rétrospective consacrée à l’artiste (du 6 avril au 01 août) : Paul Klee, l’ironie à l’œuvre. Ses dimensions : 29 x 33 cm. C’est probablement mon tableau préféré de Paul Klee.

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Les perles noires de la mode

Je ne regarde la mode que de loin. Toutefois, quand un défilé de créateur est diffusé à la télévision, en général, je ne change pas de chaîne ! 🙂 Et je dois dire que je regarde autant les créations portées par les mannequins que les mannequins eux-mêmes : visages, maquillage, coiffure… car la mise en valeur de la beauté féminine me fascine (ainsi que la mise en valeur des vêtements grâce à la beauté de celles qui les portent). YSL fut un des premiers à faire travailler des mannequins noirs, provoquant à l’époque le scandale. Naomi Campbell (très justement surnommée la panthère) a longtemps été mon mannequin favori. Voici deux autres splendides fleurs noires (soudanaises) : Ajak Deng et Alex Wek.

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Ci-dessous, l’envoûtante Naomi :

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Musée imaginaire ~ Âmes sœurs

Comme je le disais plus bas, j’entame aujourd’hui le « recensement » (un terme un peu brutal pour une démarche si ludique…) des œuvres de mon musée imaginaire intime. N’ayant aucune compétence en matière d’histoire de l’art, mon approche sera totalement intuitive.

Je consacre le premier volet de ce musée intime à un sujet qui m’a toujours été cher et qui, de surcroît, m’a particulièrement travaillé le cerveau ces derniers mois : les âmes sœurs.

Pour évoquer l’être aimé, les Espagnols parlent de leur moitié d’orange. J’aime beaucoup cette expression concrète et physique, qui prend si bien en compte les notions de fusion, d’emboîtement, d’évidence et d’harmonie. Voici donc quelques-unes de mes œuvres préférées sur le thème des âmes sœurs

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La Main de Dieu, Auguste Rodin

Tout est dit dans le nom de cette œuvre magistrale : de la main de Dieu émerge ici le premier homme et la première femme, Adam et Eve. Il s’agit également d’une métaphore sur le travail du sculpteur : du marbre émerge la beauté. Tout est à la fois profondément puissant et touchant dans cette réalisation : le processus créatif sur le vif, la main initiatrice et bienveillante, la bouleversante nudité d’Adam et Eve, leur positionnement évoquant celui des fœtus, la tendresse innée qui émane du couple, la sensualité des muscles et des courbes…

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Pour vous donner une idée des dimensions de cette sculpture : elle fait 94 cm de hauteur.

Pour en savoir plus, une petite fiche est consultable sur le site du musée Rodin : ici. Elle permet de voir la sculpture sous plusieurs coutures. Le musée Rodin se trouve dans le 7e arrondissement de Paris. Après plusieurs années de travaux, il est de nouveau ouvert aux visiteurs depuis novembre 2015.

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Anita Klein

J’ai découvert le joyeux travail de Anita Klein sur Pinterest. Loin des revendications féministes de l’époque, Anita Klein a tout fait pour rester femme au foyer et se consacrer à ses trois passions : ses enfants, son mari, son travail artistique. Ses œuvres nous livrent le quotidien plein de vie d’une maman et d’une amante épanouie. J’adore ses scènes de couple.

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Première œuvre : la visite d’un papillon au petit-déjeuner. Deuxième œuvre : une étreinte amoureuse. Un article de The Guardian résume assez bien la philosophie de vie de Anita Klein : ici.

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The Lovers, Beth Moon

On ne peut pas rester insensible devant cette splendide photo de Beth Moon. L’enlacement très langoureux de ces deux arbres de Madagascar est presque érotique. Un roulage de pelle magistral, une étreinte sensuelle de plusieurs centaines d’années, qui donnent évidemment quelque chose de totalement dérisoire à nos histoires d’amour humain, même les plus belles. Ces deux arbres ont grandi ensemble et ont littéralement tout partagé : chaque nuit, chaque saison, chaque catastrophe, chaque nichée d’oiseaux…

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Beth Moon est une photographe passionnée de nature. En 2014, elle a publié un livre de photos sur les plus vieux arbres du monde : Ancient Trees : Portraits of Time. Elle a développé ces photos au platine et au palladium (technique ancienne). Pour en savoir plus et voir d’autres photos, c’est ici.

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Le couple vu par Alberto Godoy

Toute l’œuvre de Alberto Godoy, artiste contemporain né à La Havane, est imprégnée de la vie cubaine. A l’instar de ceux de Fernando Botero, les personnages de Godoy sont systématiquement ronds comme des ballons. J’aime beaucoup ce tableau, plein de tendresse et de douceur. Quelques habitudes, une intimité partagée, deux pieds qui se touchent… Bref, une image parmi d’autres du bonheur à deux 🙂

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Pour aller sur le site officiel de Alberto Godoy, c’est ici (et il faut cliquer sur les images pour en voir plus).

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Le Baiser, Brancusi, 1923-1925

Constantin Brancusi est issu d’une longue tradition de taille de bois. Contrairement à Auguste Rodin qui impose son projet à la matière, Brancusi souhaite écouter la matière et se fier à elle. Il réalisera plusieurs « baisers » et celui-ci est le tout premier. Un imperceptible sein permet de différencier la femme de l’homme. J’aime beaucoup le côté naïf et poétique, totalement pacifié, de cette sculpture.

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Les étreintes solaires de Matisse

Pour tout un tas de raisons, j’aime grand nombre de tableaux de Matisse depuis mon adolescence : fleurs, gaieté, soleil, indolence… Je suis la première à apprécier ses peintures colorées. Mais je trouve ses étreintes sensuelles sur fond noir tout aussi voluptueuses, joyeuses et hédonistes. Elles m’accompagnent depuis mes 20 ans.

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Musée imaginaire ~ Introduction

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(André Malraux en plein papillonnage esthétique)

En 1947, André Malraux publie sa première version du Musée imaginaire. L’idée de son essai : avec la photographie et l’édition, les œuvres d’art sont désormais à la portée de tous. Plus besoin de courir au Louvre ou de traverser les frontières, la reproduction (imprimerie) des photographies des chefs d’œuvre ouvre les portes d’un nouveau musée infini, virtuel celui-là : le musée imaginaire.

Quelques décennies plus tard, le phénomène du musée imaginaire a pris une ampleur démentielle avec internet. Car évidemment, on retrouve absolument tout sur la toile : sculptures de Rodin, jardins andalous, trouvailles archéologiques amérindiennes, églises romanes, tableaux de la Renaissance, masques africains, estampes japonaises, et ainsi de suite.

J’imagine d’ailleurs que c’est de ça (d’internet, donc) dont parle Umberto Eco dans Le Musée, demain, publié aux éditions Casimiro en avril 2015. Bon, j’évite de trop m’avancer car je ne l’ai même pas feuilleté (ça ne saurait tarder)…

« musée imaginaire », donc. Une bien belle expression, pour parler de ce musée global et ultra-accessible, né au XXe siècle.

Expression qui a souvent été reprise et par là même galvaudée, par les amoureux de beauté, pour évoquer le petit panthéon personnel des œuvres préférées de chacun… Exemple : en 2010, l’historien Paul Veyne, amoureux de la peinture italienne, met carrément les pieds dans le plat en publiant un livre intitulé Mon Musée imaginaire.

Et bien à mon humble niveau, c’est décidé, je vais la galvauder également pour parler ici de ce que j’aime. Car certes, l’expression de Malraux n’avait, à la base, aucun rapport avec le petit souci égocentrique de parler de ses références personnelles en la matière ; mais qu’on le veuille ou non, c’est bien parce que les œuvres d’art sont sorties des musées grâce à l’édition et maintenant à internet, qu’on peut aujourd’hui, tous autant que nous sommes, citer chaleureusement 10, 50 ou 200 œuvres chères à nos cœurs, voire constitutives de nos existences.

Au boulot !

Alors, quelles étiquettes, quels jolis petits noms, donner aux différents tiroirs de mon musée imaginaire ? N’ayant absolument aucune compétence en matière d’histoire de l’art, je vais y aller au feeling, en me fiant aux thèmes qui me sont chers.

Premier tiroir : Âmes sœurs. Ce sera mon prochain post 🙂

Et parmi les suivants, on trouvera probablement, entre autres : Petites gens, Fantaisie, Lumière, Jaune et or, Solitude chérie ou encore Wabi sabi.

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En passant, voici 3 liens sur la question :

  • De l’art, en veux-tu en voilà, sur les sites internet des musées bien sûr, mais aussi sur Pinterest, le réseau social de ceux qui ont besoin de leur dose quotidienne d’émerveillement pour ne pas péter un plomb : ici.
  • Un article de Umberto Eco sur l’internationalisation et la démocratisation du goût : ici.
  • Une touchante interview de Paul Veyne sur sa vie : ici.