Claire Nouvian, porte-parole des abysses

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(Claire Nouvian, guerrière des temps modernes)

Suite à mon précédent post, j’ai eu envie de dédier un article à Claire Nouvian, qui est à l’origine du magnifique livre Abysses (Fayard, 2006) ainsi que de l’association Bloom (ce qui signifie : fleurir, s’épanouir).

Amoureuse de la nature et des océans, Claire Nouvian est, par la force des choses, écologiquement et politiquement engagée dans la protection de la faune et de la flore marines. Révoltée par l’exploitation industrielle des océans, elle fonde en 2005 l’association Bloom dans le but d’obtenir une réglementation musclée sur le chalutage en eaux profondes.

A savoir : à l’époque, un vide juridique concernant les eaux internationales permettait aux pêcheurs de faire tout et n’importe quoi, avec des conséquences désastreuses sur les océans : ravage des fonds océaniques (fragiles), gâchis insensé (beaucoup de poissons pêchés pour peu de poissons destinés à la vente), disparation d’espèces (car elles mettent du temps à se reproduire).

Grâce à l’ONG Bloom et à l’acharnement de Claire Nouvian, l’Union européenne prend la décision, le 30 juin 2016, d’interdire le chalutage de fonds à plus de 800 mètres dans les eaux européennes. Les détails de cette avancée écologique se trouvent sur le site officiel de l’association : l’Europe interdit enfin le chalutage profond. Succès bien réel, mais qu’il faut malheureusement nuancer car cette loi ne concerne pour le moment que l’Europe. Affaire à suivre…

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Le livre Abysses permet aux curieux d’en savoir davantage sur l’univers fascinant des abysses (même si ce monde recèle encore des mystères par milliers). Il propose 200 photos sublimes, et une vingtaine d’interventions de spécialistes, à la fois précises et pédagogiques, sur la vie des abysses.

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Les 4 photos ci-dessous, extraites du bouquin, vous donnent une idée de la diversité des rencontres qu’on peut faire dans les abysses : des merveilles et parfois des créatures infernales, donc 🙂 La zone située en deçà de 6000 mètres de profondeur (les fosses océaniques) est d’ailleurs surnommée la zone hadale (référence au dieu grec Hadès, maître des enfers). Gniark !

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Une vidéo sur Youtube permet de « feuilleter » le livre : ici.

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Concrètement, les abysses représentent le plus grand habitat de la planète : de part sa superficie mais surtout, de part sa profondeur ahurissante (profondeur moyenne des océans : 3729 mètres). C’est ce qui fera dire à Jacques-Yves Cousteau, pour imager la chose, qu’à l’échelle des abysses, les oiseaux ne font que « ramper » à la surface de la Terre.

Je me suis amusée à relever les noms amusants, ou ravissants, qu’ont choisi les scientifiques pour étiqueter certaines créatures. Ces intitulés font bien évidemment écho à nos petits repères d’humains (la faune et la flore qu’on connaît, nos références sensorielles, notre imaginaire, notre culture) : calamar cacatoès, pieuvre de cristal, chauliode féroce (je vous invite à faire quelques recherches sur le net, c’est un animal impressionnant), calamar bijou, grand avaleur, poisson ogre, diable noir, vise-en-l’air, méduse lanterne-de-papier, méduse soyeuse, dragon à ventre noir (voir photo ci-dessus), groseille de mer, vampire des abysses, danseuse espagnole, plume des mers, rouge-gorge des mers, papillon de mer, éponge lampadaire… On nage en pleine poésie 🙂

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Voilà ce que j’ai principalement envie de retenir de ce bel ouvrage :

  • les scientifiques estiment que les grands fonds abritent entre 10 et 30 millions d’espèces !
  • deux termes techniques : le milieu pélagique correspond à l’entre-deux-eaux (ce qui se passe entre la surface de l’eau et le fond), tandis que le milieu benthique correspond à la vie sur le fond (au sol des océans)
  • les cheminées hydrothermales, des sources chaudes qui font parfois 15 ou 20 mètres de hauteur, attirent une faune très dense et très variée
  • 365 jours par an, sur toute la planète, une immense « migration verticale » (c’est le nom qu’on lui a donnée) s’organise : d’innombrables animaux se dirigent vers la zone supérieure (une centaine de mètres sous la surface) car cet espace représente une promesse plus riche de nourriture ; les animaux choisissent la nuit pour migrer car cela leur évite d’être repéré par leurs nombreux prédateurs ; cette migration nocturne explique pourquoi les pêches sont plus fructueuses de nuit que de jour
  • la bioluminescence est un phénomène rare sur terre (exemple : les lucioles, certains champignons), mais constitue globalement une règle dans les abysses
  • le calamar géant a les plus gros yeux du monde (jusqu’à la taille d’un ballon de foot) ; il a un comportement plutôt timide, fuyant et se contente de proies de petites tailles, contrairement au calamar colossal, plus petit mais bien plus redoutable
  • le canyon océanique de Monterey fait 170 km de long et atteint 1 profondeur de 3800 mètres : il n’a rien à envier au Grand Canyon du National Park
  • les carcasses de baleine peuvent nourrir la communauté des abysses pendant plusieurs dizaines d’années (presque 100 ans pour les gros gabarits) : charognards (requins…), puis petite faune qui récure (anguilles…), puis bactéries, puis chaîne alimentaire chimiosynthétique ; les fonds océaniques seraient en outre tapissés d’au moins 600 000 carcasses de baleines !
  • la fosse des Mariannes atteint 11 000 mètres de profondeur (à titre comparatif, le mont Everest culmine à 8 848 mètres) ; on y trouve de nombreux concombres de mer, crustacés…
  • une fosse océanique étant un ravin isolé des autres ravins, la circulation des animaux d’une fosse à l’autre est impossible ; c’est ce qui explique que de nombreuses espèces répertoriées dans ces endroits fascinants soient endémiques à une seule fosse !!
  • dans un registre plus anecdotique : les océans abriteraient plusieurs centaines de milliers, voire 1 million d’épaves (!), les abysses sont donc « le plus grand musée du monde » (formule du scientifique maritime Robert D. Ballard)

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Ci-dessous, quelques photos qui nous ramènent en arrière : novembre 2014. Il s’agissait de la manifestation Mutinerie des abysses (rassemblement des ONG contre le chalutage profond). Première photo : Claire Nouvian et Mélanie Laurent (actrice engagée écologiquement). Deuxième photo : écoutons les revendications des animaux de mer !

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Vous n’êtes pas encore végétarien mais vous souhaitez consommer responsable ? Pour en savoir plus, ça se passe ici, avec un article Bloom mis à jour en mars 2016 : mieux consommer (privilégier la pêche artisanale, manger moins de poisson).

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Paris, je t’aime

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(pochoir de l’artiste Miss-Tic sur un mur parisien)

Bonjour à toutes et à tous,

Je n’ai pas encore fait le nécessaire pour avoir internet à domicile, ce qui limite un peu mes interventions sur ce blog actuellement.

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Mes derniers bonheurs du moment :

ASSISTER A UNE CONFÉRENCE passionnante de Fabien Girandola sur la dissonance cognitive. Définition de la dissonance cognitive : contradiction (et inconfort qui en résulte), chez un individu, entre une cognition et un acte. Quelques exemples : « je suis choquée par la souffrance des animaux en abattoir mais je continue d’acheter du saucisson Bridou » ; « je rêve d’une planète moins polluée pour mes enfants mais j’utilise ma voiture dès que j’ai 500 mètres à faire » ; « je sais que la cigarette est néfaste pour ma santé mais je fume 1 paquet par jour ». Ce ne sont que des exemples (il s’avère que je ne mange pas de saucisson Bridou, que je n’ai pas d’enfants et que je ne suis pas non plus fumeuse).

Du coup, j’ai commencé à lire Attitudes et comportements : comprendre et changer, de Girandola et Fointiat (éditions Presses Universitaires de Grenoble, 2016).

Cette conférence était organisée à la Cité des Sciences et de l’Industrie, qui propose toutes les semaines des conférences gratuites, relativement accessibles et très éclairantes 🙂

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ALLER AU CINÉMA pour voir La Ferme des animaux : dessin animé de 1954 adapté du roman satirique du même nom de George Orwell, et restauré en 2017. Bande annonce : ici ! Pour information : le film passe encore dans quelques salles parisiennes cette semaine (jusqu’au mercredi 29) ! Attention, il ne s’agit pas un voyage au pays des bisounours mais d’une oeuvre relativement violente (une gamine de 8 ans a pleuré dans la salle pendant la moitié du film) : paysans lâches et avinés, individus soumis et/ou corrompus, individus qui se tuent littéralement à la tâche, révoltes qui finissent dans le sang (et dans le sens)….

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Le roman de Orwell (1945) était une critique virulente du régime soviétique et du stalinisme. Mais quand on regarde le dessin animé et qu’on est végétarienne, on ne peut pas s’empêcher de penser, en outre, qu’il décrit aussi très bien la violence qu’on fait despotiquement subir aux animaux dans notre société actuelle. Comme chacun le sait dorénavant grâce à des vidéos comme celles de l’association L214, les animaux d’élevage n’ont jamais été autant réduits à l’état d’esclaves qu’au XXIe siècle. On sait tous pourtant qu’il s’agit d’êtres sentients (doués de sensibilité) qui aiment jouer, communiquer, profiter de la nature et du rythme des saisons, élever leurs petits et vieillir en paix…

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LIRE Abysses, splendide bouquin de Claire Nouvian édité chez Fayard. Je fantasme sur les créatures bioluminescentes des abysses depuis que je suis gosse (on a tous déjà entendu parler, vu 2-3 représentations, de ce fameux poisson qui se balade avec une lanterne sur la tête !). Le bouquin de Claire Nouvian, une grande passionnée des océans, est une vraie réussite. On y apprend plein de choses grâce aux textes intelligents et accessibles de plusieurs spécialistes des fonds marins. Quant aux photographies, elles font rêver !

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Ci-dessous, un face-à-face plutôt déconcertant : Nemo et sa copine Dora viennent de tomber sur une créature bioluminescente et affublée d’une dentition relativement inquiétante (dans le dessin animé Le Monde de Nemo) :

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ME RÉGALER à la cantine vietnamienne James Bun du 10, boulevard des Batignolles, 75017. Bò bún végétarien délicieux à 11 € ! Produits frais, variés, pleins de fibres et de vitamines. Les nems végétariens sont très bons également (2,50 €), de même que le fondant chocolat-coco (4 €). Pour les boissons, le client a le choix : thés, bières asiatiques, jus de fruits exotiques. Cadre détendu, coloré, bon enfant.

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RECEVOIR MA CARTE de l’école du Louvre pour juin-juillet ! Je me suis inscrite cette année à 3 séries des cours d’été du Louvre (inscription ouverte à tous, sans examen d’entrée, prix abordables) :

  • Histoire et représentations des fleurs dans la peinture, de la Renaissance au XIXe siècle (5 soirées)
  • L’espace japonais (5 soirées)
  • Iconographie des Rois mages (5 soirées)

Je suis ravie 🙂

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Une fois de plus en arrivant à la conclusion de cet article, je ne peux que constater cette douce et merveilleuse réalité : Paris est une corne d’abondance pour qui veut profiter de la vie en multipliant les expériences riches et variées. Vive la culture, vive les rencontres, vive les bonnes initiatives 🙂

Les heures bleues d’Edmund Dulac

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(en route pour le bal, Cendrillon de Perrault, par Edmund Dulac)

Mes illustrations préférées d’Edmund Dulac : ses scènes de nuit !

On parle habituellement de l’heure bleue (on dit aussi « entre chien et loup », Cyril Collard parlait dans ses Nuits Fauves du « chien-loup »…) pour évoquer une période précise de la journée : celle du passage du jour à la nuit, quand le ciel s’enroule, pour quelques minutes seulement, dans un châle au bleu intense. Mais chez Dulac, la symphonie des bleus dure toute la nuit… 🙂

Edmund DULAC (initialement Edmond, anglophile, naturalisé britannique en 1912), est un illustrateur français né en 1882, décédé en 1953. Petit, il désirait déjà dessiner et peindre. Il fait l’école des Beaux-Arts de Toulouse après son baccalauréat et s’expatrie dès 1905 en Angleterre, où son talent est vite et largement sollicité. Il illustre, entre autres, l’intégralité des œuvres des sœurs Brontë, les Mille et une Nuits, les contes d’Andersen, ou encore La Tempête de Shakespeare.

Edmund Dulac fait partie, avec Rackham et Nieslen, des grandes figures de l’âge d’or de l’illustration du début du XXe siècle en Angleterre (que Rodney Engen appellera the Age of Enchantment). En effet, grâce aux progrès techniques et à la chromolithographie, l’illustration et l’édition connaissent une période très florissante. Ainsi, l’illustration devient un art noble : on ne se contente plus d’orner les pages avec quelques éléments figuratifs deci, delà, on donne enfin une place royale à la création graphique (avec l’illustration hors-texte, qui offrira des pages entières aux aquarelles de Dulac).

Ce qui caractérise l’oeuvre de Dulac en quelques mots :

  • son goût pour l’Orient
  • la couleur plus importante que le trait (à l’inverse de son contemporain Arthur Rackham)
  • son utilisation accrue de la couleur bleue, surtout aux alentours des années 1910, pour laquelle on parle d’ailleurs d’une « période bleue »

Et c’est donc sur ce troisième point que je voudrais m’attarder aujourd’hui, en vous montrant quelques-unes de ses nombreuses scènes bleues, qui trouvent tout naturellement leur place dans l’univers des contes puisque ces derniers font la part belle aux scènes de nuit.

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C’est en 1910 que l’Angleterre découvre la version de Cendrillon illustrée par Dulac, grâce à l’ouvrage The Sleeping Beauty and Other Fairy Tales from the Old French, qui comprend quatre contes (La Belle au Bois dormant, Cendrillon, La Belle et la Bête, Barbe-Bleue) ponctués d’une trentaine d’œuvres de l’aquarelliste.

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Le thème de la nuit permet ici à l’artiste de travailler sur les éclairages nocturnes (lumières aux fenêtres), le scintillement des étoiles, ou encore la présence poétique de la lune (voir première illustration de Cendrillon plus haut). A gauche, Cendrillon est accompagnée par sa marraine au potager (contrairement à ce que dit le texte de Perrault, dans lequel Cendrillon sort toute seule au jardin) pour le choix de la citrouille. A droite, Cendrillon se précipite hors du château lorsque retentissent les douze coups de minuit.

Parmi les contes de Charles Perrault, Dulac a également illustré Barbe-Bleue et La Belle au Bois dormant.

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La Belle et la Bête

Les inspirations artistiques de Dulac sont multiples. On pense bien sûr à son père drapier qui restaurait occasionnellement des tableaux, ou à son oncle maternel qui importait des miniatures persanes et indiennes, des estampes japonaises… Il dira plus tard : « Mon enfance s’est déroulée dans une atmosphère de musique de chambre, le samedi soir, sur un fond de vieux Martres et de vieux Chine ». Son attrait pour les pays lointains le fera d’ailleurs voyager en Grèce et en Afrique du Nord.

Les tenues des personnages principaux de La Belle et la Bête sont ainsi agrémentées d’accessoires orientaux : turbans, babouches…

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A gauche, le père de la jolie demoiselle à la table de la Bête. A droite, moment de complicité sous les étoiles : un lien profond se tisse au fil du temps entre la Bête et sa prisonnière, la Belle.

De La Belle et la Bête, nous connaissons principalement la version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (une version allégée du texte de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve).

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Le Rossignol et l’Empereur de Chine

Dulac a illustré plusieurs contes d’Andersen : La Princesse au petit pois, La Petite Sirène, La Reine des Neiges… et Le Rossignol et l’Empereur de Chine !

A gauche, sous un croissant de lune qui brille discrètement dans le feuillage, un pêcheur retirant ses filets met son labeur en suspend pour écouter le somptueux chant du rossignol. A droite, la Mort en personne, assise sur la poitrine de l’empereur malade, semble vouloir lui prouver que tout est fini…

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La Reine des neiges

La Reine des neiges nous raconte les péripéties de deux enfants, Gerda et Kay, dont l’amitié va être bouleversée par l’enlèvement de Kay par la Reine des neiges. Ce conte en 7 parties a bénéficié de plusieurs illustrations de Dulac. A gauche, parmi les flocons, la présence fantomatique et inquiétante de la Reine des neiges qui vient observer, le soir, le petit Kay aux carreaux de sa fenêtre. A droite, Gerda part à la recherche de Kay, mais le carrosse en or qu’on lui a prêté brille « comme un soleil » dans l’obscurité de la forêt et attire ainsi la convoitise d’une famille de brigands…

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Quelques livres sur l’illustration des contes :

  • Contes d’Andersen, illustrés par Dulac, éditions BNF
  • Contes de fées en images, entre peur et enchantement, éditions La Martinière

Les contes de fées font bon ménage avec la psychanalyse :

  • Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim, 1976
  • Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estés, 1996

Verger de mai

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(collines du parc Yoshino Baiko, au Japon)

Chaque année à partir du mois de mars, les visiteurs du parc Yoshino Baiko découvrent un spectacle stupéfiant : 2500 prunus offrent un feu d’artifice floral aux yeux ébahis.

Je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps pour rédiger des articles ici en ce moment. Je tiens tout de même à partager une phrase inspirante et très poétique, cueillie dernièrement dans le roman Un de Baumugnes de Jean Giono :

Il y a des gens qui voient la vie comme un verger de mai.

Mes meilleurs moments du week-end :

  • postée devant la fenêtre, regarder la pluie tomber tout en buvant une tisane brûlante
  • découvrir la Librairie de l’Asie culturelle et religieuse (128, rue du Bac, 75007)
  • à la bibliothèque : emprunter 4 bouquins qui suscitaient ma curiosité depuis un moment
  • faire du rangement en écoutant Joan Baez et le sublime concert unplugged 1993 de Nirvana
  • passer la moitié du week-end avec l’homme bourru et barbu
  • manger des boulettes de falafel
  • manger une mangue
  • apprendre que La Structure de l’iki (Kuki Shuzo, 1930) vient tout juste d’être réédité (le bouquin était devenu totalement introuvable en librairie)

Sur ce, bonne semaine à toutes et à tous !