Les animaux dans l’art : chanter leur beauté sans les tuer, les brimer ou les avilir

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(insecte en bambou, patiemment et amoureusement confectionné par Noriyuki Saitoh)

Dans le rapport que l’espèce humaine entretient avec l’animal sauvage, amour rime souvent avec instinct de possession et instinct de destruction. Les animaux ont toujours été physiquement exploités, emprisonnés, voire massacrés, au service de l’Art et du Beau, ou encore du divertissement. La fascination qu’ils suscitent chez les humains, de part leur magnificence et les mystères infinis qu’ils recèlent, ne les a pas épargnés, bien au contraire, et cela jusqu’à l’extinction de certaines espèces…

Profanation

Quelques exemples affligeants parmi tant d’autres : natures mortes sanguinolentes réalisées d’après modèle, animaux tués et empaillés pour les cabinets de curiosités, trophées de chasse, art de la plumasserie,  animaux de cirque, performances d’art contemporain avec exploitation d’animaux vivants, fourrure et cuir dans la mode et la décoration…

Pourquoi l’être humain continue-t-il d’humilier et de détruire les créatures sauvages dont la beauté, la souveraineté et la liberté l’émerveillent ? éprouvera-t-il encore longtemps ce besoin ? a-t-il ainsi l’impression de s’approprier leurs pouvoirs (beauté, puissance, courage), et dans tous les cas, pourquoi ce désir pèse-t-il plus lourd dans la balance que l’éthique, la douceur, l’enchantement ? viendra-t-il une ère où violenter ainsi le règne animal sera considéré comme sacrilège ?

Chanter le règne animal

Loin de ces pulsions archaïques et mortifères, certains artistes transforment pourtant, avec bienveillance et brio, leur fascination pour le règne animal en une véritable ode à la beauté du monde et de la vie : ils parviennent, sans porter atteinte à la liberté et au bien-être des animaux, à en louer les splendeurs.

Leurs matériaux : le papier, le bambou, la peinture, les objets de récupération, le métal… Leurs atouts : la curiosité, l’étude, l’observation, l’imagination, la dextérité, la bricole, le sens des proportions… Leur état d’esprit :  l’empathie, le respect, la délicatesse et l’humilité. Leurs œuvres d’art sont plus ou moins éphémères, toujours poétiques. Voici 5 de ces artistes contemporains. On en trouve beaucoup d’autres sur internet.

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Edouard Martinet

L’artiste français Edouard Martinet, également enseignant de design graphique à la LISAA de Rennes, récupère des objets abandonnés ou usés (chaînes de vélo, ressorts, ustensiles de cuisine, poignées variées, éléments de machines à écrire, lampes de poche, porte-monnaie, compas…) pour réaliser son majestueux bestiaire de métal : fourmis, sauterelles, poissons, papillons… Il fouille dans les vide-greniers et les débarras. Il commence par dessiner de nombreux croquis, avant de s’atteler à l’étape de la sculpture. Il travaille alors sans soudure et n’utilise que l’emboîtement et la visserie. Certaines de ses réalisations lui prennent quelques semaines, tandis que d’autres exigeront plusieurs années.

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Ci-dessus : un papillon de 60 cm de hauteur, un scarabée rhinocéros de 30 cm de long, une épinoche de 80 cm de long, ou encore un magnifique crapaud avec une bouche en porte-monnaie (je crois bien que c’est mon préféré).

Cliquez ici pour lire l’interview qu’il a donnée à Unidivers en 2016. Son site internet permet de découvrir une galerie de ses sculptures : ici.

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Dzia

L’artiste belge Dzia exprime sa créativité sur les murs d’Anvers (où il a fait les beaux-arts de l’Académie Royale) et dans plusieurs capitales européennes. Il peint principalement des animaux sauvages, apportant ainsi de la couleur et une joyeuse énergie à des lieux tristounets : chauves-souris, grues, aigles, famille de renards, cerfs, poissons, flamands roses, libellules, écureuils, sont au rendez-vous… Le site officiel de Dzia se trouve ici.

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Diana Beltran Herrera

Avec ses créations colorées, la jeune artiste colombienne Diana Beltran Herrera nous offre un merveilleux voyage dans l’univers du papier. Pour ce qui est du règne animal, elle s’intéresse tout particulièrement aux oiseaux. Elle confectionne également des papillons. Chaque animal confectionné par Diana Beltran Herrera est immédiatement identifiable : colibri, perruche, toucan, ibis, flamand rose, quetzal, guêpier, mésange, et beaucoup d’autres !

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Diana Beltran Herrera s’aventure également dans le monde végétal : fruits, fleurs, ou encore champignons… Pour en voir davantage, son site officiel se trouve ici.

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Noriyuki Saitoh

Les Japonais sont connus pour l’intérêt qu’ils ont toujours voué aux insectes. Les écoliers nippons étudient par exemple les textes de l’entomologiste français Jean-Henri Fabre, tandis qu’en France, les enfants ne savent pas qui c’est !

Pour réaliser ses œuvres, Noriyuki Saitoh utilise un des matériaux japonais par excellence : le bambou. Son travail est saisissant de finesse et de poésie. On reconnaît sur ces photos une demoiselle, un criquet, une libellule, une cigale, et sur la photo qui chapeaute cet article, un capricorne.

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L’artiste Noriyuki Saitoh a une page Facebook (ici) sur laquelle on découvre l’avancée de ses travaux et un joli site internet avec une galerie de ses créations (ici).

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Artur Bordalo

Artur Bordalo (qui se fait appeler Bordalo II par égard pour son grand-père, également artiste) est portugais. Passionné de graffiti et inspiré par la récupération, il combine ces deux méthodes pour réaliser de grandes sculptures animalières, qu’il fixe ensuite sur les murs des villes. Son thème de prédilection : l’animal sauvage. Il explique : Je choisis toujours un animal qui a une relation forte avec l’endroit où je vais l’accrocher.

A la mi-novembre 2017, l’artiste lisboète a réalisé un castor de 8 mètres dans le 13e arrondissement de Paris (voir 4e photo), dans le quartier de la bibliothèque François Mitterrand, en référence à la Bièvre, rivière de la région parisienne qui se jetait autrefois dans la Seine, au niveau de la gare d’Austerlitz.

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Pour aller plus loin :

  • Pour chanter la beauté du règne animal, il y a évidemment aussi l’écriture ou encore la photographie. Le photographe Ludovic Sueur, vegan et antispéciste, pratique une photographie ultra-éthique : on ne dérange pas la faune, on évite d’empiéter sur le territoire des animaux, on se débrouille surtout pour ne pas provoquer la peur ou la fuite de l’animal. Ne pas porter atteinte au quotidien des animaux, à leur habitudes, à leur progéniture ni à leur environnement, voilà l’idée. Il explique sur son site internet (ici) : « La liberté des individus photographiés et la préservation de leur environnement sont prioritaires dans ma démarche photographique et font partie de ma philosophie de vie. » Ci-dessous, une huppe fasciée photographiée par Ludovic Sueur.

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  • Le président des États-Unis Donald Trump est un amateur de chasse à l’éléphant. A  la mi-novembre 2017, sous la pression des associations pour la protection animale et de son propre parti, il a toutefois dû se résigner à geler une mesure qui consistait à ré-autoriser (après que Barack Obama l’ait interdite) l’importation de trophées d’éléphants provenant d’Afrique sur le territoire américain. Ouf ! Le quotidien « Le Monde » en a parlé : ici.
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Mes burgers vegan préférés sur Paris

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(miam miam, chez Hank Burger)

Pour ceux qui se poseraient encore la question, non, les termes « junk food » et « vegan » ne sont pas antinomiques. Car oui, on peut aimer les animaux et avoir envie, de temps en temps, de manger n’importe quoi. Et quand c’est délicieux, c’est encore mieux !

J’ai enfin mis les pieds chez Super Vegan, le fast-food qui n’oublie pas d’être éthique ET de proposer des plats délicieux. Concrètement, les deux meilleurs burgers vegan que j’ai consommés jusque là sont ceux de Hank (55, rue des Archives, 75003) et de Super Vegan (118, rue des Moines, 75017), deux restaurants cruelty free tenus par des vegans. Super Vegan propose également le burrito et le kekab (à la même adresse). Quant à Hank, l’enseigne propose également des pizzas (rue de Gravilliers cette fois).

Dans les deux cas :

  • consommation sur place ou à emporter au choix
  • accueil sympathique
  • ambiance bon enfant
  • animaux admis 🙂
  • attention : très gros risque d’addiction car franchement, on s’en lèche les babines 🙂

Ci-dessous, des photos de Super Vegan 

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Et ci-dessous, des photos de Hank Burger

Le burger en version béarnaise, en bas à droite, est tout simplement à tomber par terre…

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Pour aller plus loin :

  • le site Vegoresto recense tous les établissements en France qui proposent des plats végétariens ou végétariens, c’est très pratique : ici
  • Super Vegan a un site et une page Facebook
  • Hank également a un site et une page Facebook

La vie est un terrain de jeux

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Malgré mes tests d’évaluation qui approchent à grands pas (je postule pour une formation de 8 mois à l’Ecole des Métiers de l’Information), je reste à peu près zen.

Mes petits et grands plaisirs du moment :

  • me jeter à corps perdu dans un roman : La Terre de Zola
  • bientôt lire Pot-Bouille du même auteur
  • découvrir plusieurs restaurants végétaliens (et en particulier le fast food Super Vegan, voir article suivant)
  • boire des tisanes à longueur de journée
  • donner mon sang à l’Etablissement Français du Sang
  • observer des animaux
  • aller voir A beautiful day au cinéma, en particulier pour Joachim Phoenix
  • cuisiner (100% vegan évidemment)
  • découvrir le chou kale et ses vertus (voir ci-dessous)
  • transformer mon studio de 18m² en nid, trouver le fauteuil parfait, changer les posters
  • faire la marmotte

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Le chou kale : un super-aliment pour les vegans

Le chou kale connaît en ce moment une poussée de popularité (d’abord aux Etats-Unis, maintenant en Europe). On l’utilise beaucoup dans les smoothies. Chez les végétaliens, il est particulièrement apprécié pour sa haute teneur en calcium. Pour préserver ses nombreuses vertus nutritives, il est préférable de le consommer cuit à la vapeur ou idéalement, cru.

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En ce qui me concerne, je l’émiette (cru) dans une poêlée de riz et de légumes, à feu doux, 2-3 minutes avant consommation (juste pour l’attendrir). Ci-dessous : poêlée avec huile d’olives, branches de brocolis, champignons émincés, riz blanc, chou kale émietté, sel et poivre. C’était super bon 🙂

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Pour aller plus loin :

  • découvrez les vertus du chou kale : ici
  • tout un tas de conseils et de recettes vegan : ici

Option végétalienne dans les cantines publiques : c’est pour quand ?

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Plusieurs pays l’affirment officiellement depuis déjà plusieurs années, études scientifiques à l’appui : une alimentation végétalienne bien menée est tout à fait adaptée et même bénéfique aux êtres humains, y compris pour les plus fragiles (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées) et les sportifs.

A l’instar du Canada ou de l’Angleterre, les recommandations officielles du Portugal sont catégoriques sur la question, et ça fait du bien ! Voilà comment la Direction générale de la Santé du Portugal s’exprime sur le sujet :

La discussion est lancée et passionne désormais les épidémiologistes, les médecins de santé publique, les nutritionnistes et autres professionnels de santé à propos des avantages de la consommation de produits végétaux et de leur rôle dans la prévention des maladies, principalement celles qui prévalent dans notre société : maladies cardiovasculaires, cancers, obésité et diabète. Les études montrent non seulement l’importance d’une consommation régulière d’aliments végétaux, mais également le fait qu’une alimentation reposant exclusivement sur ces produits protège aussi bien, sinon mieux, la santé humaine. D’un autre côté, nous savons aujourd’hui qu’une alimentation exclusivement végétarienne, si elle est bien menée, peut combler les besoins nutritionnels d’un être humain et peut être adaptée à tous les stades du cycle de la vie, notamment aux femmes enceintes et qui allaitent, aux nourrissons, aux adolescents, aux personnes âgées et même aux sportifs.

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Attardons-nous quelques instants sur le Portugal

Le 3 mars 2017, le Parlement portugais a adopté un projet de loi imposant au minimum une option végétalienne (c’est-à-dire sans produits animaux) dans tous les menus des établissements publics : hôpitaux, établissements scolaires, prisons… N’est-ce pas la moindre des choses ? Au nom de quoi peut-on imposer, dans un pays moderne et éclairé, une consommation de produits animaux aux êtres humains ? Cette loi est dorénavant effective (les établissements concernés avaient 6 mois pour s’organiser). Génial  🙂

Non seulement cette avancée permet aux végétaliens de se nourrir normalement (l’absence d’alternatives végétaliennes, ça complique le quotidien et ça peut marginaliser !), mais en plus, cela va encourager les omnivores à varier leur alimentation et à consommer davantage de plats végétaliens. Au final, c’est bénéfique pour tout le monde : pour la santé des omnivores, pour l’intégration des végétaliens, et bien sûr pour nos amis les animaux 🙂

Nuno Alvim, porte-parole de l’Association Végétarienne Portugaise, se félicite de ce beau pas en avant et explique :

Nous pensons que c’est une avancée majeure pour le Portugal car c’est la première fois qu’une loi mentionne spécifiquement le végétarismeCette loi favorisera la diversité des habitudes alimentaires et encouragera davantage de gens à choisir l’option végétalienne, car elle deviendra plus accessible.

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Comment se fait-il que la France ne s’y soit pas encore mise ? 

Les Portugais sont, comme les Français, de gros consommateurs de produits animaux :  ils mangent de la viande (porc, mouton, volaille), du poisson et des crustacés, du fromage de chèvre ou de brebis, des pâtisseries à base d’œufs et de lait. Bref, ils sont à peu près aussi omnivores que nous. Et pourtant, ils ont bel et bien sauté le pas de l’option végétalienne dans les cantines publiques. Il y a fort à parier qu’en France, les lobbys des produits laitiers et de la viande sont particulièrement puissants et dissuasifs…

Pour l’heure, 160 000 Français ont signé la pétition de Yves Jégo (homme politique de droite, chacun son truc, mais ce n’est pas le sujet) pour une alternative végétarienne (et non pas végétalienne, ça montre à quel point la France est frileuse sur la question…) dans les cantines scolaires françaises (pétition dorénavant close, voir ici). Plusieurs villes en France ont déjà fait la démarche d’instaurer un menu végétarien (et non pas végétalien, encore une fois) dans leurs cantines (exemples : Perpignan, Lyon, 2e arrondissement de Paris…). Soyons optimistes et espérons que notre pays suivra rapidement l’exemple du Portugal : une vraie option végétalienne quotidienne à l’échelle nationale, ce n’est tout de même pas la mer à boire !

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Pour aller plus loin :

  • voici les recommandations nutritionnelles des États-Unis, de l’Australie, du Canada, de l’Angleterre ou encore d’Israël : ici
  • voici le récit de deux touristes gourmands et végétaliens au Portugal, en juillet 2016 (article en anglais) ici

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Cause végane : à l’assaut du Ministère de la Santé !

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(dessin de Anita Jeram)

Alléluia !

Désolée, je m’emporte 🙂 Mais il y a de quoi ! En effet, cet après-midi, le journal internet de France-Soir a publié une tribune qui, soyons-en sûrs, va marquer les esprits et, de plusieurs manières, modifier les comportements : il s’agit d’un manifeste pro-végétalien signé par 40 spécialistes de la santé (principalement des nutritionnistes) 🙂

Pour lire la tribune en question, cliquez ici : L’alimentation végane est saine et viable, à tous les âges de la vie.

Le but n’est pas tant de rassurer les végétaliens (la plupart d’entre eux savent ce qu’il faut manger pour avoir la pêche) que de faire avancer la société française en exigeant du gouvernement des recommandations officielles (on a un bon gros train de retard par rapport à la Belgique, à l’Angleterre, au Portugal, au Canada ou aux États-unis) !

Il s’agit aussi, évidemment, de dézinguer au passage les plus insupportables parasites de la cause végétalienne : les lobbys de la bidoche et des produits laitiers, mais aussi les médecins qui cumulent les conflits d’intérêt avec des grands groupes tels que Danone.

Je vous copie-colle ici un extrait de la tribune, qui me transporte littéralement de bonheur 😀 :

Nous soussignés, médecins, nutritionnistes, professionnels de santé, appelons ainsi le ministère de la Santé à reconnaître que l’alimentation végane/végétalienne est possible à tous les âges de la vie, et à l’inclure -avec ses avantages, ses contraintes, ainsi que les sources véganes de protéines et de minéraux- dans une mise à jour des publications officielles : Programme National Nutrition Santé (PNNS), pyramide alimentaire officielle, etc.

Par ailleurs, nous appelons les médias à être attentifs aux conflits d’intérêts potentiels chez les professionnels de santé invités à exprimer dans leurs colonnes ou sur leur antenne leur opinion sur le véganisme, et à exiger de ces derniers une opinion fondée sur des données scientifiques sourcées.

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Et si cette tribune s’adresse en premier lieu au Ministère de la Santé, elle devrait également faire réfléchir les médecins (les toubibs réfractaires au végétalisme sont épouvantablement nombreux, au détriment de la santé de ceux qui arrêtent de consommer des produits animaux sans être correctement informés sur les bases du végétalisme) et les omnivores entêtés. L’article rappelle par exemple que le régime végétalien est parfaitement adapté aux enfants et aux nourrissons s’il est bien suivi.

Parmi les nombreux signataires de cette lettre ouverte, Jérôme Bernard Pellet, un nutritionniste profondément respecté par les végétaliens pour ses connaissances, son intégrité, sa persévérance. Je profite de ce billet pour partager 3 vidéos dans lesquelles il s’exprime de façon claire et pédagogique sur : les bases de la nutrition végétale, la simplicité du régime végétalien ou encore le mythe des protéines animales.

Vous aimez les animaux ? vous les respectez ? vous souhaitez accorder vos comportements à vos valeurs ? alors ce n’est pas compliqué, devenez vegan 🙂

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L’enfant, un espoir pour l’animal

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Comment apprendre aux enfants la bienveillance envers les animaux ? comment les sensibiliser au respect de toutes ces créatures mystérieuses et pourtant si semblables aux êtres humains en de nombreux points ?

C’est ce à quoi s’est attelé Jean-Baptiste Del Amo avec ce joli livre de 24 pages, Comme toi, aux éditions Gallimard Jeunesse (septembre 2017) à 9,90 €.

Écrivain français talentueux, Jean-Baptiste Del Amo a obtenu le prix Livre Inter pour Règne animal en mai 2017 (un roman qui parlait déjà beaucoup d’animaux). Il milite pour la cause animale au sein de l’association L214.

La dessinatrice, Pauline Martin, n’en est pas à son premier ouvrage pour enfants. Elle a par exemple déjà illustré Mon amour, Un amour de petite sœur ou encore Ce que papa m’a dit.

Voici un extrait du texte de Comme toi, égrainé page après page, avec philosophie et douceur :

Comme toi, j’aime la douceur, les câlins et les caresses. Savoir que quelqu’un me protège. Comme toi j’aime jouer avec mes copains, et parfois faire des bêtises ! Comme toi j’ai mon caractère. Je suis unique parmi tous mes semblables. Et même si nous sommes tous différents, j’ai comme toi un cœur qui bat…

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Sans en avoir l’air, cet ouvrage, à lire aux enfants dès 3 ans, leur apprend énormément de choses sur ce que nous avons en commun avec les bêtes (nos animaux domestiques, mais aussi les animaux d’élevage et les animaux sauvages comme l’écureuil, le gorille ou encore le tigre). Car, comme nous :

  • les animaux ont une famille
  • ils tissent des liens, des affinités avec d’autres individus de leur « tribu »
  • ils apprécient la douceur, la tendresse, les câlins
  • ils ont besoin de leurs parents, de se sentir protégés quand ils sont jeunes
  • ils aiment jouer
  • ils souffrent physiquement
  • ils souffrent mentalement, ont des angoisses, des peurs
  • ils ont chacun leur caractère
  • ils ont des besoins vitaux, mais aussi des préférences
  • ils ne peuvent s’épanouir que dans un milieu qui répond à leurs besoins
  • ils communiquent entre eux
  • ils transmettent, inculquent et apprennent
  • ils ont besoin d’être libres de leurs mouvements pour être heureux

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Les animaux ne nous doivent rien et nous n’avons moralement pas le droit de les exploiter. C’est évidemment l’idée que souhaite transmettre Jean-Baptiste Del Amo aux enfants (naturellement ouverts à la question), sans pour autant braquer les parents (souvent moins empathiques ou moins ambitieux) : stop aux cirques, stop aux zoos, stop à la consommation de produits animaux. Si ce n’est pas vous qui révolutionnerez le monde, ce sera vos jolies têtes blondes. Encourageons-les 🙂

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Pour aller plus loin :

  • le site officiel de l’association L214 se trouve ici
  • j’ai consacré un article à la psychologue Dominique Droz, spécialisée dans les difficultés de l’enfant, suite à sa conférence sur l’importance des animaux pour les enfants, ici, en 2016 : L’animal dans le cœur des enfants
  • j’ai consacré un article au roman Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo, cet été, ici : Des animaux et des brutes

 

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Des alternatives vegan chez Prêt-à-manger

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(asperge, salade et ciboulette métamorphosées en papillon : visuel d’une affiche Prêt-à-manger)

Prêt-à-manger, c’est quoi ?

Avez-vous déjà entendu parler de la chaîne de restauration Prêt-à-manger ? Cette entreprise, créée par deux amis à Londres en 1986, possède aujourd’hui 400 points de vente dans le monde, dont (seulement !?!?) une vingtaine en France, qui se situent à Paris, en région parisienne et à Nice.

Le concept : du fast-food de qualité, savoureux et diététique. En outre, Prêt-à-manger travaille avec plusieurs associations caritatives (Secours Populaire, Ordre de Malte, Emmaüs…) : leurs invendus ne sont pas tristement jetés à la poubelle mais redistribués aux personnes en grande précarité.

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Vegan, mais pas trop… 😦

Ne nous faisons pas d’illusions : comme pour l’écrasante majorité des commerces, les valeurs de Prêt-à-manger se plient bien gentiment et bien sagement à la loi impériale de l’offre et de la demande : si les clients veulent consommer du poisson ou de la viande, Prêt-à-manger propose évidemment du saumon, du poulet et du jambon dans la moitié de ses sandwiches et de ses salades…

Ceci dit, dans une société traditionnellement omnivore comme la nôtre, réjouissons-nous malgré tout : dans un espace de restauration Prêt-à-manger, l’offre VÉGÉ est bien réelle. On peut y manger végétarien, et surtout végétalien, sans la moindre difficulté 🙂 On sait aussi qu’on pourra y emmener ses amis et sa famille pour un déjeuner végétalien gourmand. Tous les produits Prêt-à-manger sont préparés en cuisine au fur et à mesure de la journée et la proportion des produits végétariens et végétaliens proposés dans leurs vitrines réfrigérées ne dépend donc que de nous 🙂

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Chaque produit végétarien ou végétalien est accompagné d’un petit logo vert (avec noté VÉGÉTARIEN s’il contient des œufs, du fromage ou VEGAN s’il ne comprend aucun produit animal) qui permet de ne pas se tromper.

Voici le sandwich que j’ai consommé hier (et je me suis régalée) :

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N’oublions pas que chaque achat que nous faisons, alimentaire ou autre, même le plus insignifiant, est un acte politique. Il est évidemment impossible de consommer de manière 100% éthique, à moins de vivre dans une cabane au fond des bois. Malgré tout, faisons le choix du moins pire !

Pour accéder au site internet de Prêt-à-manger (produits, menus, points de vente), cliquez ici.
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